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Club des Poètes

Lancement de livres - Lançamento de livros

7 - 11- 2008

30, rue de Bourgogne

Paris 7 ème.

Tel. 01 47 05 06 03 - http://www.poesie.net

 

Essai/ Ensaio

Couverture/ Capa: Rubenal Hermano


Poèmes/ Poemas

Couverture/ Capa: Leonardo Hermano

São Paulo: Navegar, 2008

Présentation du livre: Concisão: sétima proposta para este milênio

Ingrid Bueno Peruchi

C'est un grand honneur pour moi de pouvoir vous présenter ce soir le tout dernier livre de celle que j'ai pu rencontrer il y a deux ans, lors de son premier séjour à Paris en tant que professeur invité à l'Université Paris X-Nanterre. Même si la connaissance de son parcours professionnel et de son oeuvre - nombreuse et multiforme - avait déjà attiré mon attention, le fait de pouvoir partager avec elle des moments en France et au Brésil m'a donné l'occasion précieuse de mieux connaître la poétesse, la conteuse, le chercheur et l'intellectuelle.

Cette capacité de se situer en plusieurs lieux, tantôt du côté des créateurs, tantôt du côté des analystes, capacité donc plurielle et inhabituelle, se justifie par son esprit curieux, attentif, toujours observateur des détails qui passeraient inaperçus dans le paysage et dont la découverte nous parvient soit par la lecture de son oeuvre littéraire, soit dans ces moments où elle nous avoue d'un sourire à la fois malin et enfantin avoir pénétré dans l'intimité des gens communs qu'elle observe sans cesse. Cette curiosité, mêlé d'une passion qui s'exhibe par ses critiques souvent sévères ou dérangeantes dont le but final est la dénonciation ou l'envie de contribuer à un changement, à une évolution loin de toute utopie, sont les éléments qui forment le chercheur sérieux et méthodique que nous connaissons.

C'est en effet avec une perception fine de l'oeuvre de Italo Calvino Leçons américaines. Six propositions pour le prochain millénaire appliquée à l'univers de la littérature brésilienne dans son époque la plus polémique et novatrice, c'est-à-dire le modernisme des années 1920, que Sônia van Dijck Lima propose une catégorie d'analyse littéraire que Calvino n'avait pas formulé mais qui surgit à partir de sa théorie et comme un élément qui l'enrichie.

Les propositions de Calvino, proférées lors de ses cours à l'Université de Harvard et publiées après son décès, avant que l'auteur ne puisse accomplir sa théorie, sont les six catégories qu'il a nommées de « légèreté », « rapidité », « exactitude », « visibilité » et « multiplicité ». La consistance, sixième valeur littéraire, n'a pas pu être développée, et ce manque, comme nous le rappelle Sônia van Dijck, ne pourra désormais être comblé. Elle affirme donc que: « si un théoricien quelconque essaie de rétablir ce concept, ce sera une nouvelle formulation, qui ne pourra jamais traduire la pensée de Calvino, même si elle a pour but de remplir un manque. Donc, une nouvelle proposition m'intéresse ».

Sous le spectre des six valeurs établies par Calvino, Sônia van Dijck analyse la poésie avant-gardiste brésilienne, relevant ainsi ses aspects esthétiques – qui traduisent la quête d'innovation des écrivains et artistes du mouvement moderniste et en même temps constituent des exemples clairs de la pensée de Calvino – et analyse aussi les multitudes de thèmes qui s'esquissent dans la discursivité de ces poésies.

Méthodiquement, ces catégories ou valeurs sont étudiés dans certains poèmes de Mario de Andrade, de Oswald de Andrade et de Ascenso Ferreira, jusqu'à ce que l'auteur parvienne à la formulation de la nouvelle catégorie. Si Calvino, au moment de la formulation de la valeur qu'il nomme de « rapidité », la théorise comme synonyme de brièveté (un message qui serait transmis par une phrase, une ligne seulement, selon Calvino), Sônia van Dijck argumente que cette rapidité n’exclut pas l’évocation d'une multiplicité de sens qui se lient à un contexte – voilà le principe de sa contribution à la théorie de Calvino, qu’elle dénomine de « concision », la septième proposition. Je vous laisse - à vous, ses futurs lecteurs le plaisir de découvrir le développement de cette proposition et de ses implications. L'un de ses fondements, cependant, mérite d'être cité ici: « La concision naît de la réunion de textes divers ou d'une variété d'éléments culturels, qui ne sont ni réécrits ni réélaborés en observance de l'économie de la littérature. La signification du texte (hypertexte) est nouvelle et garde en même temps tous les sens dont elle se nourrit, ce qui lui accorde de la densité. »

Ce concept serait-il, pour la littérature, proche de celui d'hétérogénéité montrée et hétérogénéité constitutive conçu par Authier-Revuz dans le domaine de l'Analyse du Discours? Ou encore toucherait-il les Formations Discursives sur lesquelles théorisait Michel Foucault? Puiserait-il quelques principes dans la théorie bakhtinienne de la polyphonie?

La réunion même de ses textes fondateurs peut trouver des reflets dans sa formulation, qui se singularise, entre autres, par l'évocation d'éléments culturels et historiques complexes qui traversent en peu de mots, de façon concise, les textes littéraires analysés. Autant de questions qui amorcent le débat autour de ce nouveau concept.

Enfin, la lecture de « Concisão: sétima proposta para este milênio », de Sônia van Dijck, ouvre au lecteur la possibilité de réfléchir sur les états de la littérature moderne et les valeurs qui la caractérisent, ainsi que lui confère des moments de plaisir esthétique par les analyses remarquables de poèmes modernistes ou contemporains qu'on ne se lasse pas de lire et de réciter.

Tel ce poème « concis » de Sérgio de Castro Pinto, cité par Sônia comme le digne héritier des conquêtes modernistes et traduit par Idelette Muzart :

Génération 60

la carte blanche du rhum montilla
n’était pas celle de l’affranchi.

le perroquet restait muet.
le cuba libre nous menottait.

et dans les fûts de chêne
le temps devenait infâmie.

Bonne lecture!

......

Sônia van Dijck et moi

Idelette Muzart-Fonseca dos Santos

Sônia et moi sommes amies depuis plus de 30 ans.
Vous savez ce qu’on dit en France des « amis de 30 ans »?
Pour être l’amie de Sônia, il m’a fallu passer des épreuves!

Il m’avait d’abord fallu apprendre à prononcer son nom « dijck ma chère, van dijck » alors que moi innocemment je disais van dick! Thomas, qui lui avait donné son amour et son nom, supportait très bien qu’on prononce d’une façon ou d’une autre, mais Sônia, non! Et puis il y avait le 3e van dijck de la petite famille, un charmant bambin – aujourd’hui un grand costaud : lorsqu’on lui demandait son nom, Vladimir, et Sônia, tranquillement, complétait l’information : « Oui, c’est en hommage à l’autre, vous savez, Vladimir Ilitch Oulianov! » alors qu’on était au Brésil, en 1976, sous un régime militaire des plus autoritaires,
Telle était la Sônia dont je suis devenue l’amie. Puis nous avons été collègues, dans le même département, à l’université de Paraíba, et nous sommes quand même parvenues à rester amies! Car, vous le savez bien, ce n’est pas chose facile. La plupart de mes collègues sont persuadés que Dieu a créé le professeur universitaire, mais ils sont encore plus nombreux à croire que le « collègue » n’a pu être inventé que par le Diable !

Je lisais ses articles et Sônia lisait les miens, avec toujours le même esprit critique. Nos bureaux voisins formaient un îlot où les étudiants se pressaient pour avis et conseils.
Et pendant tout ce temps, je ne savais pas qu’elle était poète.
Mais le savait-elle elle-même?
Bien longtemps après, alors que nos contacts d’un bord à l’autre de l’océan étaient devenus virtuels, mais non moins réguliers, j’ai commencé à recevoir des poèmes, des contes. Elle me demandait mon avis, je le lui donnais, parfois critique, parfois totalement admirative. Elle en tenait compte généralement, du moins j’aime à le penser.
Et c’est ainsi que Sônia van Dijck, la poétesse, commença à exister pour moi et pour bien d’autres. Ecrits virtuels, association de l’image et du mot, esprit toujours critique – ô combien – et expérimental, Sônia peu à peu construisait une œuvre. Pas encore de quoi remplir un volume de la Pléiade sur papier bible, sans doute jamais. Car Sônia l’écrivain n’est pas prolixe, alors que l’autre, la professeure, la critique littéraire, peut vous parler pendant des heures de « ses » auteurs.

Aujourd’hui, Sônia m’a mise au défi de présenter son livre.

J’ai d’abord pensé lire les poèmes, les uns après les autres. Rappelant ainsi les mots d’un autre poète, tunisien celui-là, mais aussi mon collègue et mon ami, Tahar Bekri, selon lequel « Toute parole ne peut remplacer le poème lui-même […] Cela ne veut pas dire que la poésie reste un mystère total, mais elle appartient à l’art. Et comme tout art majeur, elle est au cœur des sentiments humains les plus profonds, appartient à nos émotions les plus fortes. »

Alors j’assume ma liberté à présenter ce livre en amie plutôt qu’en critique, à en lire deux poèmes en français – l’un parce que Sônia l’a écrit en français, l’autre parce que je l’ai traduit – et puis deux autres en portugais, parce qu’il m’était impossible de les traduire car ils sont si étroitement mêlés de culture brésilienne, de dictons en langue portugaise, que les traduire reviendrait à les détruire.

J’ai demandé à Ingrid de parler de « Concisão » avant que je ne vous présente « (Re) Versos » car c’est la première Sônia (chronologiquement) qui l’a écrit : la professeure. Les mots y ont tous un sens, clair et précis.

(Re) Versos, que voilà un titre ambigu à souhait, croisement de mots et de sens : signifie-t-il une Reprise de Vers (déjà écrits), ou bien Encore une fois des Vers,
mais aussi, comme en français, Revers de la fortune, de la vie, de l’amour, Revers de la médaille, Envers des choses que l’on croit simples, Trame de la vie –

Ce sont 37 poèmes concis, parfois à l’extrême. Tel celui-ci, que j’ai traduit :

CORPS
Poussière
Où il faudra bien retourner.
Mais,
En attendant…

Poésie de femme, sans aucun doute, qui sait trouver des mots de femme pour parler de l’écriture et du sentiment, mais aussi évocation comme en écho de ces luttes féministes qui exigeaient le droit à l’avortement, « parce que c’est mon corps »!

ABORTO
Minha palavra
Esteve prenhe de ti.
Não há mais cantigas
Para menino arteiro.
Me vejo, no espelho,
Vestida de sol,
Senhora de mim.

Orgueil de cette affirmation lourde et provocatrice!
Chaque mot pèse son poids, trop lourd parfois, trop particulier et demandant à être expliqué, illustré, en français dans le texte

PROFIL D’UN MOT
Saudade :
Souvenir d’un goût
D’une odeur d’épices
Et de la chaleur
D’une nuit d’automne.
Saudade :
Mot-océan.

Chaque poème apporte ici son lot de traces, de références à d’autres textes, connus ou moins connus, dans ce grand intertexte de la langue, de la littérature, de la culture brésilienne. Le poème est souvent placé sous la « garde » d’un terme savant, d’une catégorie de théorie de la littérature, preuve qu’après tout, Sônia poète n’a pas oublié la trame des mots de Sônia chercheur et critique :

FORMAS SIMPLES

Quem tem telhado de vidro
Deixa a pedra no caminho.

E se tem rabo de palha,
Jamais prefere o cozido.

Nunca se viu o cordeiro
De lobo ser travestido.

Depois da tempestade,
Vem mesmo a limpeza da lama.

Je m’arrête car il me faudrait vous dire que tel vers m’évoque Sergio Castro Pinto, tel autre… arrêtons là !
Il me faut vous mettre l’eau à la bouche, certes, mais non pas vous donner à boire la bouteille entière !

Merci à tous.

......

Notre chère belle-soeur Sonia

Frank van Dijck

Nous sommes fiers et heureux comme représentants de ta belle-famille Hollandaise d’etre présents à cette occasion, quand même très remarquable et unique.

Pendant ton mariage de longue durée avec notre chère frère Thomas tu as cherché la balance difficile entre d’une part la continuité – et pour autant que nous savons d’un mariage heureux- et d’autre part la ténacité dans l’évolution et l’expansion de ta carrière scientifique et littéraire. Les dernières années avec Thomas n’étaient pas faciles, mais tu avais tellement bien et fidèlement organisé le soin pour sa santé, que tes buts scientifiques n’ont pas souffert par ses maladies.

Après sa mort tu n’as pas trop pensé au passé, mais tu as jeté tes regards et tes pensées dans l’ avenir. Tu es resté fidèle à toi meme, tu as développé tes talents poétiques, et ca résulte aujourd’hui pendant cette réunion, ou on inaugure le vernissage de ton livre nouveau et un album de poésie. En plus nous sommes à Paris, ta ville favorite, renommée dans le monde entier comme centre mondial de culture et littérature. Ton œuvre entier est une prestation unique et la réalisation de tes ambitions.

J’en suis sure, imaginé qu’il y a un ciel – tu n’en crois pas, mais on ne sait jamais - que tes beaux-parents Lou et Virginie, quelques membres de la famille Van Dijck, te regardent avec satisfaction comme une femme forte et courageuse. Bart se servira certainement d’un verre de champagne de la récolte divine.

Pour autant que je suis capable de lire ton œuvre – le Portugais n’est pas ma langue favorable – tu te discerne dans ton œuvre scientifique par ton souci prononcé, inspirée par ton sens de justice sociale des gens supprimés et pauvres. Ce sont surtout l’ émancipation des hommes et la position de la femme qui t’ inspirent dans ton livre récent. Cette attitude sera aujourd’hui stimulée et honorée par ta publication actuelle. Ton travail scientifique est caractérisé par la recherche de l’objectivité, l’ essence de toutes les sciences. En plus, c’est presque toujours un écrivain ou poete, qui essaie à contribuer à une société plus sociale, qui est le sujet de tes recherches.

Sonia, nous avons un lien réciproque de presque quarante ans, a peine freiné par la distance physique entre le Brésil et les Pays Bas. Plusieurs fois nous étions invités chaleureusement dans ta maison, une ambiance qui m’a inspiré d’écrire un petit essaye, sans prétentions littéraires, mais un bouquin, qui donnait l’expression à mon amour envers Thom, toi et votre fils Vladimir. Soit convaincue que ce lien existera jusqu’à la mort nous séparera.

Annelie et moi, et par notre présence toute la famille Van Dijck, te souhaitent encore beaucoup d’années de créativité littéraire et une bonne santé.

Paris, le 7 novembre Novembre 2008


Sônia au Club des Poètes

Bonsoir et merci de votre présence.
Je ne parle pas de mes textes – ils sont pour mes lecteurs et pour mes élèves quand ils sont des textes de critique littéraire ou de recherche. Ils sont mes outils de travail et je ne parle de mes textes que quand je suis professeur. Mais, aujourd’hui je ne suis pas professeur – je suis votre amie.
Je ne parle jamais de mes poèmes. Ils sont pour mes amis qui me font cadeau de leur lecture – et un jour (peut-être) ils seront pour la critique littéraire.
Donc, comme je ne parle pas des livres que je vous offre, je ne vous adresse la parole que pour vous remercier.
D’abord je remercie à M. Blaise et son épouse qui m’ont accueilli chez eux. Merci de votre générosité.
Je remercie a Annelie et Frank van Dijck, ma belle-soeur et mon beau-frère, qui sont venus de la Holande – Dank u wel à Frank de tes mots ce soir. En kusjes voor Henk, Marleen, Fried, Jorijn en Angélica.
Je remercie à mes amies Idelette et Ingrid pour la lecture de mes textes.
Mais comme la langue portugaise est la langue de la plupart des amis ici présents, je parle en portugais - c’est plus confortable, bien sûr.

Volto a agradecer a presença dos amigos e agradeço a um amigo ausente (porque está no Brasil): José Manuel Esteves. Devo a esse amigo muito mais do que o verbo agradecer pode traduzir.
Agradeço ao Sr. João Heitor ter acreditado na recomendação de meu nome, feita por meu a-migo José Manuel, e agradeço termos chegado a um bom entendimento de negócio, o que me permite estar aqui no Club des Poètes.
Agradeço aos amigos que me apóiam e que acreditam em meus textos acadêmicos e que encontram algum mérito em meus poemas – são meus leitores críticos: Aglaé, Cunha de Leiradella, Idelette, Roberto, Vilani e Rubem, que se apressou em me mandar um exemplar da tradução de Italo Calvino para o francês.
Mas, algumas pessoas, nesta noite, são ausências que me fazem pensar em saudade. E há os outros tantos amigos que me têm mandado mensagens de felicitações...
E por falar em saudade..., é impossível não observar que há certas ausências de especial saudade...
Começo por lembrar Thom van Dijck, que estaria feliz e tomando sua cervejinha, como bom holandês, com aquele seu jeito tímido e atento a tudo... Em seguida meu irmão Geraldo Profeta Lima, presente em (Re)Versos através da foto que fez para a primeira publicação de meus poemas, saída em cd rom. Esses queridos já não podem celebrar conosco a alegria. E esse é meu primeiro lançamento depois que eles partiram.
Faltam-me, nesta noite, meu filho Vladimir, que também estaria tomando uma cervejinha, curtindo a festa e contente ao lado de tio Frank e tia Annelie, e minha nora Juliana; eles estão no calor do Brasil..
Lembro minha mãe, a quem dedico um dos poemas de (Re)Versos.
E volto a lembrar de Vilani e de Cunha de Leiradella, que se fazem presentes através dos textos em que ousam recomendar (Re)Versos e nos poemas que lhes dedico.
E, então, passo a outras lembranças. Lembro os ausentes-presentes Pierre, Vanderley, Vitória, simbolicamente comparecidos em minha liberdade lhes oferecer poemas. E mais Diego, meu amigo e cúmplice de andanças em Paris, que está estudando para fazer prova amanhã – desejo que Diego tenha bonne chance em sua prova.
Mas para também falar em presença, aqui está Idelette, minha professora de Teoria Literária, a quem dei “Ficção” – de hoje em diante, o “Formas simples” fica sendo seu também. Idelette me honra com sua amizade, e, nesta noite, traz, metonimicamente, todos os nossos amigos comuns, que apareceram em minha caixa da internet com mensagens de alegria, nos últimos dias.
Uma ausência-presença a salientar é a de meu editor Rubenal Hermano, que trabalhou no corre-corre de cerca de 5 meses, para que eu pudesse trazer para Paris essas duas publicações. Esse é um homem de negócios que concede privilégio à amizade – basta que se veja a qualidade gráfica de meus livros – no corre-corre da editoração e dos acertos comerciais, houve mais carinho e solidariedade de Rubenal do que preocupação com sua porcentagem de ganho. Se estivesse aqui, estaria como em minha noite na Livraria Cultura do Conjunto Nacional, em São Paulo: todo sorrisos e torcendo para tudo dar certo – depois de se certificar de minha alegria, novamente, brindaríamos à noite.
Para que o livro exista, é preciso haver um autor, um editor e o leitor, que é quem torna o livro realidade a cada leitura.
Para terminar, vocês que vieram a esse encontro comigo participam de minha alegria; os que se tornarem meus leitores darão a meus livros estatuto de realidade.
Merci. Dank u wel. Muito obrigada.

Paris, le 7 Nov. 2008

Petite galerie de photos -- Galeria de fotos

NOITE CARIOCA - lançamento

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FOTOS PARIS: nov. 2008

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